Bon à Savoir

Tenue de la 77ème plénière annuelle du comité international du coton (CCIC/ICAC)
du 02 décembre au 06 décembre 2018.
Lieu : Sofitel Hôtel Ivoire Abidjan
Thème : « Défis du coton : Solutions innovantes et durables »
Contacts :
(225) 20 20 70 30 / 06 22 16 11

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Principales Spéculations de l'hévéa

Importance de la culture

Historique

L’extraction du caoutchouc était axée sur la liane gohine (Candolphe Heudelotii) dans la région de Ferkessedougou. C’est en 1955-1956 que l’exploitation de l’hévéa a démarré en Cote d’Ivoire par la mise en place des unités agro-industrielles (SAPH et CCP) et simultanément avec la création de l’institut de recherche sur le caoutchouc (IRCA), chargé de la réalisation de jardins à graines.

Le développement de cette culture est marqué par trois périodes :

  1. De 1953 à 1977 la mise en place des infrastructures de base dont la création des premières plantations industrielles d’Etat et le renforcement des initiatives privées des sociétés qui vont établir la première transformation.
  2. De 1978 à 1993 : promotion du secteur villageois marquée par la création des plantations individuelles privée (modules de 3 à 50 ha ) à proximité des usines existantes avec le soutien financier de l’Etat à travers au moins cinq (5) projets hévéa ;
  3. A partir de 1993 : désengagement de l’Etat au profit de l’initiative privée qui prend en charge toutes les activités de la filière notamment l’encadrement et la commercialisation. Le volet recherche est assuré par la société hévéicole du GO (HEVEGO)

Place dans l’économie

L’hévéaculture constitue aujourd’hui un secteur dynamique en pleine expansion avec une production de 163 000T en 2005, 179 000 T en 2006 et bientôt plus de 200 000 T en 2007. Elle occupe le 3ème rang des produits d’exportation en Côte d’Ivoire avec un revenu global à l’exportation de 106 milliards FCFA au cours de l’année 2005. En 2006, la filière a réalisé un chiffre d’affaire de près de 200 milliards de F CFA dont 33 milliards par les producteurs.

La filière a distribué 35 milliards aux paysans dans la même année. De ce point de vue, l’hévéaculture apparaît comme un appui à la politique gouvernementale de lutte contre la pauvreté en milieu rural. Elle classe la Côte d’Ivoire au 1er rang des producteurs africains et au 7ème rang des producteurs mondiaux avec 2% de la production mondiale. Elle participe à la création de la richesse nationale par la hausse du produit intérieur brut, à l’équilibre écologique et environnemental.

La recherche heveicole

La recherche sur l’hévéa en Côte d’Ivoire a effectivement démarré en 1956 avec la création de l’Institut de Recherche du le Caoutchouc en Afrique (IRCA). Grâce aux financements de l’Etat, il réalisera en 1963 des jardins grainiers qui vont fortement contribuer au développement de cette culture. Les actions de cet institut seront renforcées par la création, en 1986, d’un centre de recherche - développement pour accompagner le développement hévéicole en cours dans le Sud-Ouest du pays : Société Hévéicole du Gô (HEVEGO). En 1998, l’Etat décide de regrouper les principales structures de recherche et créer le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) qui est chargé de mener toutes les activités en matières de recherche agronomique.

Les efforts du CNRA et de HEVEGO vont permettre la création de clones performants c'est-à-dire adaptés à différents terroirs, résistants aux maladies ainsi qu’à la casse et à haut rendement. L’obtention de ces clones a été possible grâce à l’ingéniosité des chercheurs qui travaillent dans des laboratoires répondant aux standards internationaux et disposant d’une impressionnante collection d’origines diverses (amazonienne, malaise). Les clones prédominants et les plus vulgarisés sont le GT1, le PB217 et le PR107. Malgré les performances de ces clones, reconnues aussi bien par les industriels que par les planteurs villageois, la recherche se poursuit et permettra dans un proche avenir de mettre à la disposition des usagers des clones encore plus performants.

La vulgarisation

L’hévéaculture s’est développée grâce aux actions entreprises par l’Etat. A partir de 1978, des programmes de promotion hévéicole ont été mis en œuvre à travers des projets de créations de plantations industrielles et villageoises. Ces opérations visent à la diversification des cultures et à l’accroissement des revenus des populations des zones concernées.

Ainsi, de 1978 à 1993, 50 000 ha de plantation dont 19 000 ha de plantations villageoises et 31 000 ha de plantations industrielles. Le résultat satisfaisant de ces opérations est tributaire des diverses subventions apportées par l’Etat aux planteurs à travers la fourniture d’intrants agricoles sous forme de crédit et diffusion de matériel végétal sélectionné avec l’appui technique de la recherche.

Les clones exploités dans les plantations industrielles sont fonction des objectifs spécifiques de chaque société. Ces sociétés participent également aux essais mis en place par la recherche. Ce partenariat recherche - sociétés de production et de transformation facilite le transfert de technologie.

En milieu villageois la diffusion s’est appuyée sur les résultats d’adaptabilité aux contraintes des petites plantations, de résistance à certaines maladies telles que le Fomès (maladie des racines) et au rendement. Le GT1 qui présente ces avantages a été prioritairement diffusé aux planteurs villageois au cours des phases d’exécution des projets hévéicoles.

Depuis 1993, l’Etat s’est désengagé des actions de développement et d’industrialisation de l’hévéa en procédant à la privatisation des structures para-publiques. Mais, malgré ce désengagement, des actions isolées, sans grande, envergure sont initiées à travers des programmes spécifiques tels que les réalisations de plantations Clé en Main et le Sixième Projet Hévéa.

Avant le désengagement de l’Etat, le matériel végétal distribué était fourni par les structures conventionnées avec l’Etat et répondait aux exigences des planteurs. Mais la baisse du suivi et le coût élevé du matériel végétal ont favorisé la création de plantations à partir de “tout venant“.

Production

Le développement de l’hévéaculture entre dans le cadre de la diversification des exportations ivoiriennes. Cet intérêt de l’Etat s’est traduit par la mise en place de structures de développement (sociétés d’Etat, sociétés d’économies mixtes et privées, instituts de recherche et services d’encadrement des planteurs villageois) et cinq (5) plans de développement de l’hévéaculture entre 1978 à 1992.

En 1998, la superficie en hévéa était de 70 000 ha, les plantations industrielles représentant 60% de cette surface et les plantations villageoises 40%. En 1999, la superficie totale est passée à 84 000 ha dont 47 700 ha de plantations industrielles (57%) et 36 300 ha de plantations villageoises (43%).

Cette politique de diversification des exportations a permis à l’hévéaculture ivoirienne, avec un rendement moyen de 1 600 kg/ha, d’être l’une des plus performantes au monde La production qui était de 163 000 tonnes en 2005 (sur 110 000 ha de plantations) est passée à 180 000 T en 2006. Tout porte à croire qu’elle dépassera le cap des 200 000 T en 2007. Cette superficie a subi une croissance de 13,63% en moins de deux ans pour atteindre 125 000 ha en début 2007 avec 56% de plantations villageoises, 42% de plantations industrielles et 2% de plantations appartenant à la recherche.

La production hévéicole se concentre dans les zones forestières du sud-est, du sud et du sud ouest avec une zone marginale de production dans le centre ouest.
Elle est en nette progression avec une évolution significative des surfaces plantées. Le secteur des plantations villageoises est en pleine expansion soutenue et constitue dorénavant la clé de voûte de l’accroissement de la production hévéicole en Côte d’Ivoire. Le secteur villageois compte environ 24 000 planteurs (en 2007) produisant 49% de la production nationale.

 

 



Zones de production

La production reste dominée par les sociétés hévéicoles dont les deux grandes : SAPH et SOGB conditionnent 48% de la production de caoutchouc ivoirien, et un groupe de six plus petites (CCP, SAIBE, TRCI, CHC, IDH et HEVETEC).

Les conditions agro-climatiques de la Côte d’Ivoire sont très favorables à la production de l’hévéa et permettent une productivité moyenne qui, avec une moyenne oscillant entre 1 500 kg/ha et 1 700 kg/ha. Les rendements en bloc agro-industriel approchent les 2 400 kg/ha observés sur les plantations appartenant au CNRA. Ceux des plantations villageoises tournent autour de 1 600 kg/ha.

Transformation

On note deux types de transformation : la première transformation (voir les acteurs du secteur industriel) et la seconde transformation.

La seconde transformation ne concerne que 2% de la production. Les produits fabriqués sont des matelas, des tuyaux, des joints et supports des moteurs, des chambres à air pour pneus, etc.

Les usines de transformations du caoutchouc naturel sont :

- Manufacture de Caoutchouc en Cote d’Ivoire (MACACI) ;
- Société Africaine pour le Caoutchouc, l’Automobile et le Cycle en Cote d’Ivoire (SAFCAC-CI)
- Société de Transformation d’Hévéa (SOTHEV)
- Manufacture Ivoirienne de Caoutchouc (MIC)

Ces usines sont situées à la périphérie d’Abidjan.

Commercialisation

La commercialisation intérieure

La commercialisation intérieure concerne essentiellement les ventes de productions des planteurs villageois aux agro-industries. L’organisation de la commercialisation intérieure est gérée par l’APROMAC (Association des Producteurs et Manufacturiers). Cette association regroupe l’ensemble des catégories professionnelles de la filière (usiniers, manufacturiers, chercheurs, planteurs non usiniers). Elle fournit à ses membres toutes les informations sur les cours du caoutchouc, les rendements et la production, en vue de déterminer le prix d’achat du latex aux producteurs et la rémunération des usiniers. Ces usiniers sont les repreneurs des blocks industriels qui disposent d’unités de production et de transformation.
Les acteurs de la commercialisation sont les planteurs; les usiniers acheteurs qui possèdent des plantations, les usiniers sans plantations qui s’occupent néanmoins de l’encadrement et les acheteurs non usiniers.


L’APROCANCI, une association de planteurs, a pu mettre en place une centrale d’achat du caoutchouc ou CCCN (Centrale de commercialisation du Caoutchouc Naturel). Cette organisation va accroître la concurrence à l’achat entre les usiniers. La concurrence a permis aux planteurs individuels ou organisés en coopératives d’obtenir des plus values allant de 10 FCFA à 23 FCFA/kg par rapport aux prix fixé par l’APROMAC.

Par ailleurs, depuis 1999, la filière a mis en place un mécanisme de fixation du prix d’achat au producteur. Ce mécanisme permet de déterminer une clé de répartition qui rémunère le planteur à hauteur de 61 % du prix FOB Singapour (au lieu du FOB Londres) et de l’usinier de 39%.

Ce nouveau mécanisme est appliqué et aucune contestation des deux parties n’a été signalée depuis cette date.

L’exportation

Les sociétés qui souhaitent exporter le caoutchouc naturel (fonds de tasse, latex), doivent satisfaire aux conditions définies par l’arrêté n° 057 du 8 juin 1999 afin d’être admises en qualité de sociétés commerciales agrées à l’exportation. La satisfaction à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’un agrément par arrêté interministériel du Ministère de l’Agriculture, du Ministère de l’Industrie et de la Promotion du Secteur Privé et du Ministère du Commerce.

Les principaux exportateurs sont les usiniers du caoutchouc. Les coopératives commencent à s’intéresser à l’exportation.

La Côte d’Ivoire est le 1er pays exportateur africain du Caoutchouc Naturel.

La filière

Les secteurs

Le secteur villageois (PV)

Il est constitué de plantations individuelles généralement localisées à proximité des complexes hévéicoles, dans le souci, de minimiser les coûts de transport et accroître l’approvisionnement des unités de première transformation.

La réalisation des plantations villageoises a été soutenue et financée par des investissements publics aidés par des bailleurs de fonds. Cependant depuis 1995, les usiniers de première transformation ont aidé à la création des PV au moyen de leurs fonds propres.

L’engouement des populations pour cette culture, a entraîné, depuis quelques années, la création de plantations situées à plus de 50 km des unités de transformation.

Le secteur industriel (P.I)

Il est constitué de sociétés agro-industrielles disposant de grandes plantations et des usines de traitement de caoutchouc naturel et la production des planteurs villageois de leur zone. A la faveur de la privatisation, des unités de transformation, ne disposant pas de plantations propres, ont pu voir le jour.

Acteurs de la filière

Les acteurs du secteur industriel :

- SAPH : Société Africaine de Plantations d’Hévéa
- CCP : Compagnie des Caoutchoucs du Pakidié
- SOGB : Société de Caoutchoucs de Grand Bereby ;
- CHC : Compagnie Hévéicole du Cavally
- IDH : Ivoirienne d’Hévéa
- SAIBE : Société Agricole et Industrielle de Bettié
- TRCI : Tropical Rubber Cote d’Ivoire
- HEVETEC : Société de Production de Caoutchouc Naturel


Les sociétés commerciales ne disposant pas d’usines et de plantations

- LATEX IVOIRE : Société de Développement de l’Hévéaculture
- CDC : Centrale de Commercialisation du Caoutchouc Naturel

Le secteur non - industriel ou planteurs villageois

- les planteurs villageois d’hévéa (PVH) : paysans résidants dans les villages, plantations n’excédant pas 10 ha ;
- les planteurs moyens promoteurs d’hévéa (PMPH) : entre 10 et 300 ha ;
- les planteurs d’hévéa indépendants (PHI) : plantations de taille variable ;
- les jeunes agriculteurs modernes d’hévéa (JAMH).

Les associations :

- APPH : Association Professionnelle pour la Promotion Hévéicole: Elle regroupe les planteurs villageois d’hévéas, les producteurs de petites et moyennes plantations d’hévéa, les jeunes agriculteurs moderne d’hévéa, les planteurs indépendants d’hévéa et les sociétés de plantation industrielles (SAPH, SOGB, CCP, SAIBE TRCI et CHC).

- APROCANCI (l’Association des Planteurs de Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire) et OPCN (Organisation des Producteurs de Caoutchouc Naturel) sont des associations de défense des intérêts des planteurs d’hévéa non-usiniers.

Les fonds :

- FISH : Fonds Interprofessionnels de Solidarité Hévéa
- FIRCA : Fonds Interprofessionnels pour la Recherche et le Conseil Agricoles
- FDHEV : Fonds de Développement de l’Hévéaculture Villageoise

La recherche : CNRA et HEVEGO

L’Interprofession
- APROMAC : L’Association des Professionnels du Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire, regroupant l’ensemble des catégories professionnelles de la filière (usiniers, chercheurs, planteurs, non usiniers). Elle a pour mission de fournir à ses membres des informations sur les cours du caoutchouc, les rendements et la production, en vue de déterminer le prix d’achat du latex aux producteurs et la rémunération des usiniers.

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