Bon à Savoir

Tenue de la 77ème plénière annuelle du comité international du coton (CCIC/ICAC)
du 02 décembre au 06 décembre 2018.
Lieu : Sofitel Hôtel Ivoire Abidjan
Thème : « Défis du coton : Solutions innovantes et durables »
Contacts :
(225) 20 20 70 30 / 06 22 16 11

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Principales Spéculations du Coton

 Importance de la culture d'anacardier

  • Historique :

Depuis longtemps, les populations du nord et du centre (Malinké, Sénoufo, Tagouana, Djimini, Koulango, Gouro et Baoulé) utilisaient le cotonnier comme culture secondaire et employaient le coton pour leurs activités de filage et de tissage.

En 1902, les filateurs français créent l’Association Cotonnière Coloniale (ACC) qui, pour l’Afrique de l’Ouest, installent son siège à Bouaké.

En 1908, le Gouvernement décide de développer la culture du cotonnier et en 1912 la première usine d’égrenage mécanique et de pesage des balles est inaugurée à Bouaké.

En 1913, 18 égreneuses à rouleaux sont installées en Côte d’Ivoire. En 1919 les établissements Gonfreville installent leur usine de filature et de tissage à Bouaké.

En 1926, des stations expérimentales et des fermes cotonnières sont créées à Ferkessédougou et à Bouaké, marquant le point de départ de la culture cotonnière dans les plaines du nord.

L’IRCT (Institut de Recherches du Coton et des Textiles Exotiques) développe la variété « Mono », extrêmement résistante aux parasites et à fibre courte, qui avait été introduite en moyenne Côte d’Ivoire aux environs de 1930.

Par la suite, l’IRCT met au point la variété « Allen » qui, tout en étant associée aux cultures vivrières, donne de bons rendements d’un coton à fibre longue de première qualité et donc facilement exportable, à condition d’appliquer les techniques culturales rigoureuses appropriées.

La variété « Allen » est lancée en 1959/1960 à titre expérimental puis de façon soutenue à partir de 1962 successivement dans le centre, l’ouest et le nord.

A partir de 1963, la Côte d’Ivoire indépendante confie à la Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles (CFDT) la responsabilité du développement de la production cotonnière (encadrement des producteurs, collecte et égrenage du coton graine, vente de la fibre).

Le 1er octobre 1973, l’Etat de Côte d’Ivoire crée la Compagnie Ivoirienne pour le Développement des Textiles (CIDT) dans laquelle la CFDT est actionnaire et conserve un rôle d’assistance technique. La CIDT est chargée de : (i) la promotion de la culture cotonnière et des cultures associées (encadrement des producteurs) ; (ii) la modernisation des exploitations par la promotion de la culture attelée et de la petite motorisation ; (iii) l’approvisionnement des planteurs en intrants (semences, engrais et insecticide) ; (iv) l’achat, le transport et l’égrenage du coton graine sur l’ensemble de la zone cotonnière ; (v) la commercialisation de la fibre et de la graine de coton.

La chute des cours mondiaux de la fin des années 1980 et le contexte de crise économique générale, ont conduit le Gouvernement à décider la restructuration et l’assainissement de la filière dans le cadre d’un programme fondé sur l’amélioration des performances de la CIDT et la responsabilisation des opérateurs. Ce programme a abouti en 1991, à la signature d’une convention cadre entre l’Etat et la CIDT, pour une durée de 5 ans, avec pour objectifs principaux, la recherche de l’équilibre financier de la filière par la réduction des charges de la CIDT et le partage des risques et profits entre les acteurs. Un Fonds de Garantie de la filière administré par un Comité paritaire (deux représentants de l’Etat, deux représentants de la CIDT et deux représentants des producteurs) a été mis en place pour garantir un prix d’achat minimal au producteur. Les producteurs sont entrés au Conseil d’Administration. La restructuration de la CIDT a entraîné la déflation de 1.000 agents. Les réformes engagées ont conduit à la remise en cause des subventions et à la vérité des prix par la prise en compte systématique du coût des semences, insecticides et des engrais dans la fixation du prix de cession du coton-graine.

En 1996, le Gouvernement, en accord avec ses partenaires au développement, s’est engagé dans un processus de privatisation et de libéralisation de la filière. Mi-1998, une partie des actifs de la CIDT a été attribuée à deux groupes privés (La Cotonnière de Côte d’Ivoire (LCCI) pour trois usines constituant le bloc nord-est et Ivoire-Coton pour trois usines constituant le bloc nord-ouest). Les quatre autres usines sont restées au sein de la CIDT désormais appelée Nouvelle-CIDT. Bien que le principe de la privatisation de la Nouvelle-CIDT n’ait pas été remis en cause ni par la transition militaire de 2000 ni par les Gouvernements de la Seconde République, celle-ci a été ajournée.

Parallèlement à la privatisation, un cadre libéralisé de fonctionnement de la filière s’est mis progressivement en place depuis la campagne 1999-2000. L’interprofession (INTERCOTON) a été créée le 22 novembre 2000. Un moment fort de cette libéralisation a été l’atelier national sur la libéralisation de la filière coton qui s’est tenu du 22 au 26 janvier 2002 à Yamoussoukro. Depuis cette rencontre, s’est mise en place l’Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde (ARECA) en septembre 2002. Néanmoins, la crise sociopolitique que traverse la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002 et la conjoncture internationale particulièrement défavorable ont remis en cause de nombreux acquis de la filière, ont fragilisé certaines de ses structures et conduisent à s’interroger sur la pertinence du modèle choisi pour la gestion de la filière et sur les orientations et les priorités à donner aux programmes de développement.

  • Place dans l’économie

Le coton joue un rôle important dans l’économie agricole de la Côte d’Ivoire. Il représente suivant les années entre 5 et 10% des exportations du pays et génère annuellement de l’ordre de 120 Mrds FCFA de chiffre d’affaires dont 70-80% en devises.

Le coton représente le poumon de l’économie des zones du nord de la Côte d’Ivoire, qui couvrent les deux tiers du territoire. Il constitue la principale source de revenus des populations du nord (3,5 millions de personnes vivent directement ou indirectement de cette culture).

La filière coton y a participé de façon significative à la réalisation d’infrastructures communautaires (pistes, écoles, dispensaires, magasins, etc.). La culture du coton a permis aussi un début d’industrialisation de la région des savanes avec 10 usines d’égrenage, une filature et une huilerie de graine.

 Production

Superficie et typologie des exploitations

Les superficies cotonnières avoisinent les 300 000 Ha par an. La production est assurée par de petits producteurs dont la superficie moyenne est de 3 Ha.

Trois (3) types d’exploitation existent : la culture manuelle, la culture attelée et la culture motorisée.
Mais, les deux (2) premières sont les plus pratiquées. Les superficies occupées par la culture attelée représentent 86 % et les superficies en culture manuelle, 14 %.

Au niveau des producteurs, 72 % ont adopté la culture attelée et 28 % continuent de pratiquer la culture manuelle.

Rendements et productions

Les rendements varient entre 0,7 et 1,5 T/Ha environ. Quant aux productions, elles oscillent entre 180 000 T et 400 000 T par an. Cf. tableau ci-après

Tableau 1 : Evolution de la production cotonnière en Côte d’Ivoire de 1991 à 2007

Campagne
 

Superficie
(ha)

 Production coton graine (T)

Rendement (T/ha)

Rendement égrenage (%)

Production fibre (T)

1991/92

190 473

193 768

1 017

44,82

86 843

1992/93

224 078

238 784

1 066

44,24

105 638

1993/94

219 395

258 343

1 178

44,75

115 591

1994/95

242 400

209 584

865

44,27

92 757

1995/96

204 380

217 261

1 063

44,36

96 366

1996/97

210 534

265 145

1 259

43,04

114 059

1997/98

244 313

337 097

1 380

43,58

146 906

1998/99

271 371

365.003

1 345

42,89

156.533

1999/2000

291.457

402.367

1 381

44,06

177 284

2000/01

248.478

287 000

1 155

42,69

122 518

2001/02

282.678

396.236

1 402

43,20

171 159

2002/03

269.730

396.417

1 470

43,37

171 928

2003/04

206.387

180 000

812

43,39

72 738

2004/05

328 336

323 141

1,0

-

-

2005/06

299 197

267 844

0,9

-

116 530

2006/07

262 500

210 000

1,3

-

-

 

 

Zones de production

La production du coton s’étend actuellement sur la moitié du territoire ivoirien. Les régions productrices sont au nombre de 10 pour 28 départements. Ce sont:
- la région du BAFING (Touba) ;
- la région du WORODOUGOU (Séguéla, Mankono) ;
- la région de la VALLEE DU BANDAMA (Dabakala, Katiola, Béoumi, Sakassou, Bouaké) ;
- la région des LACS (Tiébissou, Toumodi, Yamoussoukro) ;
- la région du N’ZI COMOE (M’Bahiakro, Daoukro, Bocanda, Dimbokro, Bongouanou) ;
- la région de la MARAHOUE (Zuénoula, Bouaflé, Sinfra) ;
- la région du HAUT SASSANDRA (Vavoua, Daloa, Issia) ;
- la région du DENGUELE (Odiénné) ;
- la région des SAVANES (Boundiali, Tingrela, Korhogo, Ferkessoudougou) ;
- la région du ZANZAN (Bouna).

 

 Transformation

Produits de la transformation et quantités

L’usinage des agrumes à essence donne lieu à la production d’huiles essentielles.
L’extraction de ces huiles peut se faire :
- à partir des feuilles, on parle alors d’essence de petites graines (le bigaradier en fournit la plus grande partie)
- à partir de fleurs, on parle alors d’essence de néroli (extrait du bigaradier)
- à partir des fruits. Ce sont les essences de fruits qui ont le plus grand intérêt économique.
Les rendements varient de 3 à 6 kg d’essence par tonne de fruits. Volatiles et odorantes, les huiles essentielles trouvent leur utilisation en parfumerie et dans les industries alimentaires et pharmaceutiques.
Les sous produits des agrumes sont également valorisés. Bien souvent une usine tire autant de profit des sous produits que de quelques produits classiques comme le jus ou la confiture. Ce sont :
- les huiles de pépins (riches en graisse non saturée, elles semblent avoir un avenir diététique)
­ les pectines
­ l’acide citrique
­ des produits chimiques (flovonoïdes, vitamines)

Quantités de produits de transformation
Les produits issus de la transformation du coton graine sont le coton fibre, le tissu de coton, l’huile de table coton et le tourteau qui sert à l’alimentation des animaux.
En 2005, il a été produit 126 000 T de coton fibre, pour 105 423 T en 2004. Quant au tissu de coton 3 008 T a été produit en 2004. En 1998, TRITURAF a traité 174.000 t de graines de coton et produit 27.000 t d’huile et 77.000 t de tourteaux.

Unités de transformation

Les unités de transformation du coton sont :
1. UTEXI SA : créée en 1973, est localisée à Dimbokro (Centre de la Côte d’Ivoire). Sa capacité de transformation est de 7 000 tonnes/année de coton fibre. (fermée)
2. COTIVO SA : créée en 1975, est localisée à Agboville (Sud de la Côte d’Ivoire). Sa capacité de transformation est de 8 000 tonnes/année de coton fibre.
3. FTG SA : elle a pris, en 1995, la suite des Etablissements de Gonfreville de Bouaké. Sa capacité de transformation est de 7 500 tonnes/année de coton fibre ;
4. TRITURAF : créée en 1974 et mise en service fin 1975. Privatisée en 1984 (Unilever pour 73 %, CFDT pour 14 %, privés ivoiriens pour 11 % et salariés TRITURAF pour 2 %), TRITURAF dont le site industriel est à Bouaké, traite la quasi-totalité de la production ivoirienne de graines de coton depuis 1978 pour produire de l’huile et des tourteaux. L’huile de table produite est vendue en Côte d’Ivoire tandis que 60 à 80 % du tourteau sont exportés vers l’Europe et les Etats-Unis. Unilever a rétrocédé ses parts au Groupe Kagnassi en 2004 ;
5. UNIWAX SA : créée en 1975, son siège social et son unité de production sont situés à Abidjan. Elle produit des imprimés Wax (95 %) et Fancy haut de gamme (5%) ;
6. TEXICODI SA : créée en 1995, a son siège social à Abidjan et son unité de production à Bouaké. Elle est spécialisée dans l’impression de pagnes Fancy.

 

 Commercialisation

  • Commercialisation intérieure

1. La fixation des prix

Un mécanisme de fixation des prix adopté les 21 & 22 octobre 1999 par le Comité Tripartite est mis en œuvre depuis la campagne 1999/2000. Ce mécanisme repose sur les principes suivants :
- pérennisation de la culture du coton ;
- détermination d’un prix de demande du coton graine (ou prix d’équilibre) des sociétés cotonnières qui est le prix maximum d’achat permettant de couvrir les frais exposés et des coûts de production du coton graine ;
- prise en compte du prix mondial à travers l’indice A Cotton-Outlook (Cotlook) converti en francs CFA et non du prix de réalisation des sociétés cotonnières ;
- détermination à chaque campagne (d’abord par le Comité tripartite puis par l’Interprofession) d’un coefficient de prudence pour prendre en compte la volatilité conjoncturelle du marché ;
- fixation de deux prix de campagne : l’un ex-ante ou initial en octobre et l’autre ex-post ou final en fin de campagne en mai ou juin ;
- partage équitable des résultats théoriques de la filière (50% pour les sociétés cotonnières et 50% pour les producteurs) avec reversement éventuel d’une ristourne en fin de campagne si le prix ex-post est supérieur au prix ex-ante ;
- prise en compte d’un prix planteur plancher supérieur ou égal aux coûts de production ;
- prise en compte des deux variables que sont le cours de la fibre et le volume de la production.

Le prix initial (PCI) se détermine comme suit :
PCI = CP + 0,5 [(PDI x CO) – CP] où :
- CP = coût de production du planteur
- CO = coefficient de prudence
- PDI = prix de demande (ou prix d’équilibre de la société cotonnière) initial ; c’est le prix maximum du coton graine que peut payer la société cotonnière (son bénéfice est alors nul) sur la base des informations dont il dispose en début de campagne

Le prix final (PCF) se détermine comme suit :

PCF = CP + 0,5 (PDF – CP)
où : - PDF = prix de demande (ou prix d’équilibre de la société cotonnière) final ; c’est le prix maximum du coton graine que peut payer l’égreneur sur la base des informations de fin de campagne

 

2. Achats du coton graine par les sociétés cotonnières (SC)

Le producteur apporte son coton graine sur la place du marché du village, où il est classé en lots homogènes, avant d’être pesé par l’équipe de l’OPA. Ce coton est ensuite stocké en tas généralement pas très bien protégé, ou dans une benne de la SC qui est en attente d’être enlevée. Les OPA sont rémunérées par les SC pour cette fonction de commercialisation à travers une ristourne fixée à 6,3 FCFA/kg de coton graine commercialisé. Après chargement dans un camion et enlèvement, le coton est classé ensuite par lot homogène et pesé encore une fois à l’entrée de l’usine. C’est ce poids et les quantités par catégorie fixées à l’usine qui déterminent le montant à payer.

La SC paie ses producteurs à une date qui varie selon les sociétés. Par le passé, la CIDT et Ivoire Coton étaient les meilleurs payeurs (une attente d’environ deux décades au maximum). Ces paiements sont opérés, dans le cas de la CIDT, par des chèques établis par les différentes Directions Régionales. Les OPA viennent chercher leurs chèques et les déposent sur leur compte dans une banque locale. Certaines OPA sont payées en espèces.

 

3. Achats de coton graine par les Coopératives

Les coopératives ne sont pas présentes dans tous les villages, donc les productions de ces villages doivent être d’abord regroupées dans les magasins de la coopérative à laquelle le producteur appartient. L’Union ou la faîtière organise le transport de ce coton graine du village à l’usine SICOSA à Korhogo. SICOSA paie la faîtière pour ces achats en ajoutant une marge pour couvrir les coûts d’encadrement de la Faîtière – transport, encadrement technique, entretien des pistes, semences etc. La faîtière reverse ensuite l’argent aux Unions de Coopératives, qui, après avoir retranché leur marge, reversent le solde aux coopératives de base qui, paient les producteurs.

Tableau 2: Evolution du prix d’achat du coton-graine de 1991/1992 à 2006/2007

 

Camp.

91/
92

92/
93

93/
94

94/
95

95/
96

96/
97

97/
98

98/
99

99/
2000

2000/
01

01/
02

02/
03

03/
04

04/
05

05/
06

06/
07

1er Choix

90

90

105

160

170

180

200

200

183,32

216,07

190

180

200

185

170

145

2è Choix

80

70

90

130

140

140

160

170

153,32

186,07

160

150

170

155

112

115

4. Le classement du coton graine et de la fibre.
Le coton graine est classé par la SC en deux qualités (1er et 2ème choix) à l’entrée de l’usine devant les représentants des producteurs. En cas de litige, recours est fait à un système d’arbitrage.

5. La commercialisation du coton fibre
La fibre est classée dans les différentes marques ou catégorie sur la base de ses caractéristiques techniques et la Direction Commerciale de la Société vend par marque ou catégorie aux différents clients. Les SC passent des contrats avec des négociants internationaux ou des sociétés locales de transformation pour la livraison d’une certaine quantité dans une classe donnée de fibre au cours d’une période fixée dans le contrat (généralement de janvier à juin). Les négociants achètent généralement en position FOB –Abidjan et paient en général rapidement (un mois à compter de la date d’embarquement pour les ventes CAF).

  • Commercialisation extérieure

Chaque année, environ 80 % de la production de coton fibre est exporté vers l’Europe et l’Asie. Le reste, soit 20 %, représentant 20 à 25 000 tonnes, est vendu aux deux (2) entreprises de filature/tissage que sont COTIVO (Société Cotonnière de Côte d’Ivoire) et FTG (Filature et Tissage Gonfreville), à un prix indexé sur les cours mondiaux de la fibre de coton dont sont déduits les frais d’approche du marché international. La graine de coton est traitée par la société TRITURAF et une partie est exportée.

1. Les principaux marchés de la Côte d’Ivoire
Les principales destinations des fibres de coton sont l’Algérie, le Maroc et la Tunisie pour l’Afrique avec 4 379 202 kg représentant 3,48 %; la Chine, l’Indonésie plus d’autres pays asiatiques (13), avec 110 436 394 kg représentant 87,66 % et 7 pays européens avec 11 162 858 kg pour 8,86 % don l’Allemagne la Belgique, la France.

2. Les prix sur le marché mondial
L’indice A de Cotlook

L’indicateur généralement adopté pour mesurer les prix au comptant du coton sur le marché mondial est constitué par les indices de Liverpool, connus sous le nom d’indices ‘Cotlook’. C’est l’indice A de Cotlook qui est pertinent pour le coton ivoirien. En effet, le coton zone Franc est inclus dans l’échantillon des cinq origines qui composent l’indice A. L’objectif de cet indice est d’être le plus représentatif possible du prix de l’offre du coton au jour le jour.

La valeur de l’indice est calculée à partir de la moyenne des cotations les plus basses des 5 origines incluses dans l’indice. Ces cotations sont des prix indicatifs. Ce ne sont pas des offres fermes ni des prix de transactions, ceux-ci étant généralement inférieurs. Elles représentent un prix de coton en US Cents/livre, CAF Port Europe du nord. Pour arriver à un prix FOB Abidjan, il faut retrancher le coût du fret, de l’assurance et des frais divers.

3. L’importance de la Chine dans le marché mondial
C’est la situation de la Chine qui est à l’origine de la hausse des cours depuis 2001/2002. Selon que la Chine est un exportateur net ou un importateur net de coton, les prix sur le marché mondial baissent ou montent en conséquence.

 

 LIBERALISATION DE LA FILIERE ET PRIVATISATION DES UNITES AGRO-INDUSTRIELLES

  • Rappel libéralisation / privatisation 

1. Bref historique de la filière coton et de sa libéralisation
Depuis 1973, et jusqu’en 1998, date de la cession partielle des actifs de la CIDT, la filière coton est gérée par un acheteur et égreneur exclusif qui est la CIDT. La CIDT est chargée de :
• La promotion de la culture cotonnière
• La modernisation des exploitations par la promotion de la culture attelée
• L’approvisionnement en intrants (semences, engrais, insecticides, matériel agricole)
• L’achat, le transport, l’égrenage du coton graine sur l’ensemble de la zone cotonnière
• La commercialisation de la fibre et de la graine de coton.

La production connaît une croissance soutenue dans les années 1970 et 1980, mais vers la fin des années 1980 apparaissent les difficultés imputables à la baisse de productivité, la chute des cours mondiaux et les conflits avec des organisations de producteurs. En septembre 1990, le bilan de la CIDT présente une perte cumulée de 14,2 milliards de FCFCA. Ces difficultés ont amené le gouvernement à restructurer la filière et à l’assainir dans le cadre d’un programme basé sur l’amélioration des performances, l’assainissement des comptes et la responsabilisation des opérateurs.

2. Convention cadre Etat-CIDT 1991-1996
Le programme de restructuration a abouti en 1991 à la signature d’une convention cadre entre l’Etat et la CIDT, pour une durée de 5 ans, avec comme objectifs principaux : la recherche de l’équilibre financier par la réduction des charges et le partage des risques et des profits entre les producteurs et la CIDT.

3. Phase transitoire –1996 - 2000
En 1996, le Gouvernement décide d’accélérer le processus de libéralisation et de privatiser la CIDT au cours d’une période où la société engrange des bénéfices (de 1991 à 1998, la CIDT va réaliser un bénéfice net cumulé de 83,7 milliards FCFA).

En 1998, 6 des 10 usines de la CIDT, en deux lots, sont cédées à deux repreneurs :
• Ivoire Coton, pour le Nord-Ouest, avec les usines de Boundiali 1 et 2 et Dianra
• La Compagnie Cotonnière Ivoirienne, pour le Nord-Est, avec les usines de Korhogo1 et 2 et Ouangolo

Les 4 autres usines (Bouaké, Zatta, Séguéla et Mankono) restent la propriété de la CIDT.

4. La libéralisation totale de la filière –2000- aujourd’hui
Pendant cette période la gestion de la filière est totalement libéralisée. Chaque société achète le coton graine de sa zone, avance les intrants et assure l’encadrement et la production de semences. La recherche fait l’objet de conventions passées avec les trois sociétés selon un programme décidé d’un commun accord.

La société LCCI construit une nouvelle usine à M’bengue en 2002. C’est pendant cette période que l’URECOS-CI va œuvrer et réussir en partenariat avec Louis Dreyfus et TEASTON (Société Américaine liée à Continental Eagle, fournisseur de matériel d’égrenage) à faire construire et ouvrir une nouvelle usine d’égrenage à Korhogo. C’est la Société SICOSA qui est créée pour gérer cette usine. Cette usine va achete le coton graine des coopératives associées au réseau URECOS-CI à travers un paiement à la Fédération de l’URECOS-CI.

En 2004, une dernière usine est ouverte, gérée par la société DOPA, dans laquelle l’URECOSI détient 35% des parts, les 65% appartenant à FTG-Cotivo.

 

  • Acteurs de la filière 

1. Les acteurs de la filière
La culture de coton est pratiquée par de petits exploitants individuels (150 000 en 2006/2006), des producteurs regroupés en OPA (2 000) ou « coopératives de base » et certain nombre de gros producteurs.

Tableau 3: Evolution des producteurs depuis 96/97 (x 1000)

 

Campagne

 

96/97

 

97/98

 

98/99

 

99/00

 

00/01

 

01/02

 

02/03

 

02/03

 

04/05

 

Nombre de producteurs

136, 036

153,241

163,196

161,263

150

155

150

150

200

Les coopératives légalement constituées sont de deux sortes : celles qui sont « affiliées » à une faîtière et celles qui sont indépendantes appelées « groupements informels (GI) ».

• Les groupements informels et indépendants (GI)

• Les faîtières
Les coopératives sont ensuite regroupées en 6 faîtières ou coopératives de 3ème niveau.
Les 6 Faîtières sont :
1. L’URECOS-CI – Union Régionale des Entreprises Coopératives de la zone des Savanes de Côte d’Ivoire. Cette faîtière est la seule qui a acquis le statut juridique de Fédération.
2. L’UCOOPAG-CI – Union des Coopératives des Agriculteurs de Côte d’Ivoire (ex-COOPAG-CI).
3. L’UIRECOPAG – Union Interrégionale des Coopératives Agricoles.
4. L’UCEA-CI – Union des Coopératives des Exploitants Agricoles de Côte d’Ivoire.
5. L’UCAP-CI – Union des Coopératives des Producteurs de Côte d’Ivoire.
6. L’UCODA-CI – Union des Coopératives de Développement Agricole de Côte d’Ivoire.

• Les Sociétés Cotonnières
Les capacités théoriques d’égrenage des trois principales SC sont les suivantes : CIDT : 120.000 tonnes ; La LCCI (Groupe Aiglon) : 201.000 tonnes ; Ivoire Coton (Groupe IPS) : 120.000 tonnes

A ces trois sociétés viennent s’ajouter :
- La société SICOSA : 60.000 tonnes située à Korhogo. Cette société a commencé ses activités en avril 2002 et traite essentiellement la production des OPA regroupées dans le réseau URECOS-CI.
- La société DOPA : 50.000 tonnes située à Bouaké.

• Les Sociétés de Filature/Textiles et de trituration de la graine

Annuellement 75-80% de la production de coton fibre est exportée vers l’Europe et l’Asie. Le reste est vendu aux sociétés nationales de filature/tissage que sont COTIVO et FTG à un prix indexé aux cours mondiaux de la fibre de coton.

La graine de coton est vendue à la société Trituraf et une partie est exportée.

• Les structures de recherche et d’encadrement

La recherche sur le coton est assurée par le CNRA (Centre National de Recherche Agronomique).
L’encadrement des producteurs est assuré en général par les SC (l’ANADER est une société d’Economie mixte dans laquelle URECOSI détient 8% du capital), à travers des conseillers agricoles ou des techniciens qui sont dépendants de ces sociétés.

• Les firmes phytosanitaires et de fourniture du matériel agricole.

Les firmes telles que SYNGENTA, HYDROCHEM, STEPC, Callivoire et Bayer fournissent l’essentiel des intrants (engrais, herbicides et insecticides) aux SC et aux coopératives des producteurs de la filière coton (plus de 95% en 2003 selon certaines sources). Callivoire et ALM fournissent les pièces détachées pour les appareils de traitement et des produits phytosanitaires. La société OSCAR fournit le matériel de culture attelée dans la zone LCCI. Les firmes phytosanitaires sont réunies au sein de l’UNIPHYTO.

• La SOFICOCI

C’est une société de financement des intrants de la filière coton créée par le FISDES (un fonds Ivoiro-Suisse) pour amener les 6 faîtières à agir de concert dans le financement des intrants coton. Cette société a participé au financement de la campagne 2003/2004 sur la base d’un dépôt de garantie donné par le FISDES de 5 milliards de FCFA.

2. Les organes de gestion de la filière
Suite à la libéralisation, il est apparu nécessaire de mettre en place un certain nombre d’organes, dont le rôle est de réguler et coordonner les activités de production, d’égrenage et de commercialisation (voir annexe). Ainsi ont été mises en place les structures suivantes :

• Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde

Cette société d’Etat est chargée de produire des textes devant régir le fonctionnement des deux filières.

• Association Interprofessionnelle de la Filière Coton (INTERCOTON)

Intercoton a pour objet de réunir les OPA et les égreneurs, ainsi que les opérateurs exerçant des activités connexes (filature, trituration de la graine etc.).

Sont membres de l’Intercoton, l’Association des Sociétés Cotonnières, les 6 Faîtières, les filateurs (FTG-Cotivo), Trituraf, l’ANADER et le CNRA.

• Association Professionnelle des Sociétés Cotonnières (APROCOT-CI)

Elle regroupe les SC – CIDT, Ivoire Coton et LCCI, SICOSA. C’est elle qui gère l’appel d’offre national pour l’achat d’intrants pour les trois SC.

• Association des Faîtières de la Filière Coton (AFFICOT-CI)

Les 6 faîtières sont regroupées en une association, AFFICOT-CI.

 

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